Le décès si jeune d'un de nos acteurs les plus prometteurs est une nouvelle d'autant plus triste qu'il est papa d'un petit Charlie né en mars de cet année, enfant qu'il a eu avec sa sompagne l'actrice Alice Taglioni.
Jocelyn Quivrin avait été lancé dans le cinéma dans "Louis enfant-roi" (1993) de Roger Planchon où il jouait le frère de Louis XIV. Depuis il a su se construire un jolie carrière entre films commerciaux, petites apparitions et films plus pointu qui prouve une certaine intelligence et une ouverture d'esprit.
Des films commerciaux, grands publics qui sont aussi souvent des films en costumes. D'abord des petits rôles dans "Lautrec" (1998) de Roger Planchon, "Peut-être" (1999) de Cédric Klapish mais aussi des rôles plus importants avec "L'empire des loups" (2005) où il cotoie Jean Reno, "Jean de la Fontaine le défi" (2007) de Daniel Vigne et "Jacquou le croquant" (2007) de Laurent Boutonnat où il s'est vieilli pour le rôle du Comte de Nansac (photo ci-dessous).

Mais ses meilleurs rôles restent dans des films plus singuliers. Après un petit rôle dans "L'outremangeur" (2003) de Thierry Binisti avec Eric Cantona il trouve son premier rôle important est dans "Grande école" (2004) de Robert Salis où il rencontre sa future épouse Alice Taglioni. D'ailleurs c'est avec sa femme qu'il fera "Notre unviers impitoyable" (2008) de Léa Fazer qui aura un beau succès et débutera l'année de la consécration... 2008 étant l'année où il est nommé au César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans "99F" (2007) de Jan Kounen et qu'il reçoit le Prix Patrick Dewaere.

Depuis il effectue surtout des apparitions plus ou moins importante dans des films populaires avec des castings importants comme dans "Cash" (2008) de Eric Besnard, "LOL" (2009) de Liza Azuelos, "Incognito" (2009) de Eric Lavaine...
N'oublions pas aussi que Jocelyn Quivrin avait mis un pied à l'international d'abord dans une courte présence dans "Elizabeth" (1998) de Shekar Kapur et plus récemment dans "Syriana" (2006) de Stephen Gaghan où il croise George Clooney et Matt Damon.
Trois de ses films sortiront dans les mois à venir... "La famille Wolfberg" (2 décembre 2009) de Axelle Ropert, "L'île aux parents" (10 février 2010) de Léa Fazer et "Fashion Week" (courant 2010).
Sa jolie gueule lui a offert des apparitions spécial amant ("2 vies plus une", "5 à 7", "A l'aventure" ou "LOL") mais il est clair qu'il avait un potentiel énorme qu'il n'a pas eu le temps de mettre à profit dans un film et un rôle à sa mesure...
MEILLEUR FILM
"Fish Tank" de Andréa Arnold
"Morse" de Tomas Alfredson
"Un prohète" de Jacques Audiard
"The reader" de Stephen Daldry
"Slumdog Millionnaire" de Danny Boyle
"Le ruban blanc" de Michael Haneke
Mon choix serait

MEILLEUR REALISATEUR
Pedro ALMODOVAR pour "Etreintes brisées"
Andreas Arnold pour "Fish Tank"
Danny Boyle pour "Slumdog Millionnaire"
Michael HANEKE pour "Le ruban blanc"
Jacques AUDIARD pour "Un prophète"
Mon choix serait

MEILLEUR ACTEUR
Moritz BLEIBTREU dans "La bande à Baader"
Steve Evets dans "Looking for Eric"
David KROSS dans "The reader"
Dev PATEL dans "Slumdog Millionnaire"
Tahar Rahim dans "Un prophète"
Filippo TIMI dans "Vincere"
Mon choix serait

MEILLEUR ACTRICE
Penelope CRUZ dans "Etreintes brisées"
Charlotte GAINSBOURG dans "Antichrist"
Katie JARIS dans "Fish Tank"
Yolande MOREAU dans "Seraphine"
Noomi RAPACE dans "Millenium le film"
Kate WINSLET dans "The reader"
Ma choix serait

MEILLEUR SCENARISTE
Jacques AUDIARD et Thomas BIDEGAIN pour "Un prohète"
Simon BEAUFROY pour "Slumdog Millionnaire"
Gianni Di GRIGORIO pour "Le déjeuner du 15 août"
Michael HANEKE pour "Le ruban blanc"
Mon choix serait


MEILLEUR DIRECTEUR PHOTO
Christian BERGER pour "Le ruban blanc"
Anthony Dod MANTLE pour "Slumdog Millionnaire" et "Antichrist"
Maxime DROZDOV et Alisher KHAMIDKHODZHAEV pour "Paper soldier"
Stephane FONTAINE pour "Un prophète"
Mon choix serait


MEILLEUR COMPOSITION
Alexandre DESPLAT pour "Coco avant Chanel"
Jacob GROTH pour "Millenium le film"
Alberto IGLESIAS pour "Etreintes brisées"
Johan SODERQVIST pour "Morse"
Mon choix serait


PRIX D'EXCELLENCE
Francesca CALVELLI pour le montage de "Vincere"
Catherine LETERRIER pour les costumes de "Coco avant Chanel"
Waldemar POKROMSKI pour le maquillae et coiffure de "La bande à Baader"
Brigitte TAILLANDIER, Francis WARGNIER, Jean-Paul HURIER et Marc DOISNE pour le montage son de "Un prophète"
Mon choix serait


Désolé je n'ai trouvé que la photo de Francis Wargnier, à croire qu'être le frère du réalisateur Régis Wargnier ("Man to Man" et "Indochine") donne un libre accès au net...
Mon père s'en moquait à moitié mais ma mère surveillait de près... En gros tous les films avec les scènes de sexe trop explicites (très limité !) m'ont été interdit et les films trop violent ; pour ces derniers sinon il fallait un rapport avec une histoire vraie, genre film de guerre par exemple. Alors la liste des films interdits étaient longues et les années 70-80 étaient bien différentes d'aujourd'hui... En gros il m'a fallu longtemps avant de pouvoir regarder tranquillement des films d'horreur ou de science-fiction, environ 17-18 ans...


UNE SCENE FETICHE OU QUI ME HANTE
Très difficile de choisir, tellement de films...
JE DIRIGE UN REMAKE :LEQUEL ?
Je suis contre le remake surtout lorsque c'est pour faire le même film comme "Psycho" (pour "Psychose" de Hitchcock)... Le meilleur remake étant "Scarface", De Palma réalisant un hommage appuyé et superbe de virtuosité au chef d'oeuvre de Howard Hawks de 1932.
En poussant un peu je pense que je choisirais un film qui m'a déçu (c'est peu de le dire) et dont l'histoire méritait d'y rencontrer l'Histoire... "Vercingétorix" de Dorffmann par exemple, ça serait difficile de faire pire !

LE FILM QUE VOUS AVEZ LE PLUS VU
Toujours aussi difficile, et en choisir un seul mais là sur le coup je citerais "Casablanca", "Rio Bravo", "Sous le plus grand chapiteau du monde", Les aventures de Robin des bois", "le clan des siciliens", "Les Bronzées 1 et 2", "Les tontons flingueurs", "La grande vadrouille", "Le dernier des Mohicans", "Il était une fois dans l'ouest"... etc...




QUI OU QU'EST-CE QUI ME FAIT RIRE ?
Tous les genres tant que c'est bien fait... Mais les films qui fonctionnent le mieux sont les comédies françaises des années 60 à 80... La dernière où j'ai ri à gorge déployé reste "Diner de cons" (déjà 11 ans !).
A l'étranger l'humour british évidemment et les comédies américaines depuis 10-15 ans ; les américaines de l'âge d'or me font plus sourire que vraiment rire aux éclats.
VOTRE VIE DEVIENT UN BIOPIC
Je ne vois pas... Mais comme ça j'aimerais assez Jacques Audiard ou Darren Aronofsky aux commandes... Mais bon j'imagine très mal un tel projet !
LE CINEASTE ABSOLU

LE FILM QUE JE SUIS SEUL A CONNAITRE
Difficile de dire mais je vais citer deux films dont je n'ai jamais entendu parler sur la blogosphère où dans mon entourage...
Le premier est "Stand-by" (2000) de Roch Stephanik. Helène (Dominique Blanc une géante sous-estimée) est larguée après 8 ans de vie commune dans un aéroport. Sousle choc elle erre dans l'aéroport , commence à se prostituer... Un film vu seulement par 40000 spectateurs à sa sortie (dont moi !) et donc très peu connu malgré le césar de la meilleure actrice pour Dominique Blanc (mérité !).

Le second est "La traque" (1975) de Serge Leroy. Une jeune femme est violée par des chasseurs avant que ces derniers ne décident de l'éliminer ; là commence la traque... Un casting 4 étoiles (Lonsdale, Léotard, Constantin, Marielle... ) et un très grand film où l'horreur d'un fait divers ne nous laisse pas indifférent.
UNE CITATION OU UN DIALOGUE QUE JE CONNAIS PAR COEUR
Je n'en connais pas qu'une... Celles qui me viennent en premier :
"Venez venez Odile ! Entrez ! Vous voulez un whisky ?
- Oh juste un doigt...
Vous voulez un whisky d'abord ?"

"Il s'appelle Juste Leblanc !
- Ah bon ? Il n'a pas de prénom ?
Je viens de vous dire : Juste Leblanc... Votre prénom c'est François c'est juste ? Eh bien lui c'est pareil c'est Juste !"

L'ACTEUR QUE JE REVERAIS D'ETRE
Hésitation ...


LE DERNIER FILM QUE J'AI VU ? AVEC QUI ? C'ETAIT COMMENT ?
Je viens tout juste de voir sur petit écran "I love you Beth Cooper" (2009) de Chris Columbus et avec Hayden Panettière plus connu pour son rôle dans la série "Heroes"... Je suis surpris par les critiques sévères sur ce film. Rien de génial mais dans le genre "teen movie" ce film est très sympathique. On sourit pas mal et on rit un peu. C'est frais, sans prise de tête. Bref un teen movie de bonne qualité à défaut de rester dans les annales.

UN LIVRE QUE J'ADORE MAIS IMPOSSIBLE A ADAPTER
Sans hésiter "Le lys dans la vallée" (1836) de Balzac... L'histoire d'amour platonique entre un jeune homme et une femme d'âge mûre marié à un vieillard, et qui préfère vivre de vertu plutôt que de profiter de la vie. Magnifique roman peut être pas impossible à adapter malgré la multitude de précisions et de descriptions mises en valeur par l'écriture poétique et fluide de l'auteur.
QUELQUE CHOSE QUE JE NE SUPPORTE PAS DANS UN FILM
Certains films normalement très bon qui râte le final notamment lorsque la dernière partie change de registre... Je m'explique... Lorsque je regarde un thriller ou un film d'anticipation ou encore un film d'aventure je n'apprécie pas un final à l'eau de rose ou un final aux effets lacrymales appuyés.
Exemples :



LE CINEMA DISPARAIT UNE EPITAPHE ?
La lumière n'est plus il ne me reste plus qu'à m'éteindre aussi...

Le documentaire est très intéressant dans le fond malgré de nombreux défauts dans la forme ; montage cacophonique et pas de construction logique surtout entre les divers arts abordés.
La base du documentaire est basé sur les portraits à l'encre de chine que Juliette Binoche a dessiné, les portraits représentants des réalisateurs avec lesquels elle a tourné. Ces portraits sont plus ou moins abstraits puisqu'elle préfère décrire ce qu'elle ressent plutôt qu'un portrait fidèle physiquement.


A partir de ses portraits l'actrice nous dévoile son intimité en tant qu'actrice, le "moi émotionnel absolu" et nous explique comment elle envisage ses rôles. On comprend très vite toute l'émotion qu'elle a en elle, elle est en constante recherche des sentiments, de la sensation ultime. Le cinéma est évidemment son outil d'exploration, le dessin en est un autre et depuis elle continue son voyage à travers les arts avec la danse.

Elle a préparé un spectacle de danse avec le chorégraphe Akram Khan. C'est d'ailleurs la déception du documentaire puisque Marion Stalens ne fait que montrer quelques scènes de danse, incluses par ci par là sans en discuter ni expliquer les tenants et aboutissants d'un tel projet.

En tous cas ce documentaire a le mérite de nous faire connaitre une Juliette Binoche intime, nature, sans fard ni maquillage qui assume son âge, son physique, qui se dévoile... Je l'aime encore plus depuis... Un documentaire qui colle parfaitement à la femme et à l'artiste qu'elle est.
A noter son prochain film à ne pas louper, "Copie conforme" de Abbas Kiarostami sur lequel Marion Stalens à déclarer que Juliette Binoche trouvait que "c'était le plus beau film de sa vie"...

Il est vrai qu'on se pose rarement la question sur notre humour national... On parle souvent de l'humour british absurde et noir (Monty Python ci-dessus), depuis peu de la comédie espagnole cruelle et immorale ("Le crime Farpait" ci-dessous à gauche), de l'humour belge décalé ("Louise Michel" ci-dessous à droite) et de la comédie américaine (avant sociale et sentimentale aujourd'hui plus scato et moins puritaine)... Alors pourquoi se poser la question sur notre humour national ?!


Il me semble qu'il est évident que notre humour gaulois est bien de chez nous et bien démarqué... La preuve en est que nos comédies s'exportent très mal mais qu'elles offrent aussi les plus gros succès populaires de notre cinéma.


Lorsque je relis l'article le titre pose la question mais à part faire un résumé historique de la comédie à la française il n'y réponds pas vraiment puisque dès le début cela va de soit ! Les cultures, us et coutumes font que les comédies se différencient très souvent des autres. Ce qui n'empêche pas d'aimer celui des autres, l'humour n'a pas de frontières profitons-en !
Dans un premier temps mes classements seront basés sur des monstres sacrés qui sont souvent jugés "limités"...
Donc à suivre John Wayne et Marylin Monroe...
Je m'explique...
En introduction le magazine nous explique que leur classement est basé sur plusieurs facteurs : reconnaissance et succès au box-office, salaires des stars, influence dans le milieu ; mais jamais on ne sait quel est le degré d'importance donné pour chacun des paramètres. Nous savons tous qu'un classement est subjectif mais en tant que professionnels ce Studio CinéLive se doit d'essayer d'être le plus objectif possible.
Par exemple le magazine compte le nombre d'entrée en salle en sens premier, c'est-à-dire que "bienvenue chez les ch'tis" avec ses 20 millions d'entrées permet à Dany Boon (1er !) et à Kad Merad (3ème) de se placer plus qu'honnêtement dans ce classement. Le problème c'est que dans un film dit "choral" certains comédiens ont la chance d'y être alors leur absence n'aurait peut-être rien changer au succès du film ! Dans le cas de Dany Boon, placé sur orbite depuis le carton des "...Ch'tis" c'est un cas pourtant sans surprise puisque je suis près à parier qu'il ne fera pas des cartons à la suite... N'oublions pas que ses autres films, "De l'autre côté du lit" et "Le code a changé" n'ont pas été de francs succès digne de plusieurs millions... Il me semble qu'il vaut mieux être un Jean Dujardin, plus régulier qu'un Dany Boon avec un seul coup d'éclat... "Bienvenue chez les ch'tis" n'est qu'un accident ! On en reparlera...
Le plus étonnant dans ce classement est l'absence énorme des producteurs, seulement 3 sur 20 ! Lorsqu'on sait que l'argent est le nerf de la guerre on s'étonne de leur absence... Luc Besson, le nabab européen ne troque que la 4ème place alors qu'avec Europacorp il est difficile d'imaginer que Dany Boon, Marion Cotillard (2ème !) et Kad Merad seraient plus influents que lui ! Thomas Langman avec "Astérix aux jeux olympiques" et le dyptique "Mesrine" prouve un qu'il a du nez et des couilles...
Aux Etats-Unis il existe un liste A des acteurs les plus bankables, sur qui un film peut se monter quasi les yeux fermés... Et force est de constater qu'en France aucun acteur français n'a le poids d'un Tom Hanks ou d'un Tom Cruise (un peu en baisse)...
Le pire dans cette liste doit être la présence de Alice Taglioni...Je rêve lorsque je la vois placer devant Deneuve, Balasko et la paire d'as du Festival de Cannes (Thierry Frémaux et Gilles Jacob) !!! A part des seconds rôles et un succès qui plafonne à 1 millions 6 on peut sans mal citer des dizaines d'acteurs mieux placés...
Bref je me suis donc amusé à faire mon classement en tentant d'être le plus objectif possible ; Par exemple je n'aime pas beaucoup les productions Besson mais qui peut nier son poids ?!
Classement STUDIOCINELIVE pour rappel :
1 -Dany Boon 2 - Marion Cotillard 3 - Kad Merad 4 - Luc Besson
5 - Vincent Cassel 6 - Clovis Cornillac 7 - Thomas Langmann 8 - Gérard Depardieu
9 - Benoit Poelvoorde 10 - Jean reno 11 - Jérôme seydoux 12 - Catherine Frot
13 - Daniel auteuil 14 - Jean Dujardin 15 - Karin Viard 16 - Alice taglioni
17 - Josiane Balasko 18 - Kristin Scott Thomas 19 - Catherine Deneuve
20 - Gilles jacob + Thierry Frémaux
Classement SELENIE




Luc Besson Gérard Depardieu Dany Boon Vincetnt Cassel



Daniel Auteuil Jean Reno Thomas Langmann Gilles Jacob-Thierry Frémaux




Kristin Scott Thomas Olivier Marchal Catherine Deneuve Jérôme Seydoux




Jean Dujardin Catherine Frot Benoit Poelvoorde Audrey Tautou




Mathieu Amalric Guillaume Canet Marion Cotillard Jacques Audiard
CONCLUSION
Mon classement fera sans aucun doute réagir (comme tous les classements !) et sans doute la fin de celui-ci. D'abord il ne s'agit nullement de mes personnalités préférés du cinéma (au moins les 3/4 serait absent ! petit signe de mon objectivité j'espère) mais une idée que je me fais (donc aussi subjectif) des rôles d'influence qui se joue dans le cinéma hexagonal pour cette fin d'année.
D'abord je retire sans hésiter de la liste originel de StudioCinéLive...


- Kad Merad : populaire sans aucun doute avec une régularité tout à son honneur mais a-t-il eu plusieurs succès où il tenait la tête d'affiche seul ?! Il s'agit surtout d'une "gueule" que le public aime mais, je pense, n'a pas une infuence considérable dans le milieu.
- Clovis Cornillac : connu et reconnu mais capable du pire comme du meilleur, malgré un statut solide il ne me semble pas qu'il ait un pouvoir décisionnaire quel qu'il soit.
- Karin Viard : populaire, grande actrice mais trop en retrait et de toute façon elle n'a pas l'air de désirer un rôle plus important que son métier d'actrice.
- Alice Taglioni : c'est simple je ne vois rien du tout qui justifie sa présence dans un top aussi restreint...
- Josiane Balasko : ça peut être étonnant mais comme le reste de l'équipe du Splendid leur aura et leur forte présence dans le monde du cinéma a beaucoup moins actuelle.


Les 3/4 de ma liste correspond à celle de StudioCinéLive mais diffère de part l'ordre d'importance. Il me semble qu'il est difficile de mettre à la place de n°1 Luc besson, devenu l'équivalent d'un Georges Lucas français grâce aux infrastuctures de Europacorps et de l'importance de sa production. Dany Boon est bien placé même si je lui prête moins de pouvoir et qu'il ne tiendra pas sa place plus d'un an.
Certains monstres, Depardieu et Deneuve surtout, tiennent leur place plus par l'historique, leur popularité et qu'ils n'ont plus rien à prouver à part leur immense postérité.
Marion Cotillard passe de la seconde place StudioCinéLive à la 19ème de mon classement ; et pour cause, "La Môme" a déjà 3 ans et depuis elle est restée très discrète en France. Elle a débuté une carrière internationale qui semble plutôt bien lancée mais à Hollywood je le vois mal dans une position de force solide.
De part l'immense popularité et le titre de plus grand festival du cinéma du monde je pense que Thierry Frémaux et Gilles Jacob ont une place bien plus importante dans le monde du 7ème art et il est connu que Gilles jacob est un influent conseil.
J'ajoute à la liste 5 nouveaux noms :
- Olivier Marchal : très surpris qu'il soit oublié par le magazine. Je n'aime pas beaucoup ses films mais il a su réinventer le polar, créé un univers bien à lui que ses diverses expériences (même si elles sont surévaluées) étoffent de toute façon.
- Audrey Tautou : à l'inverse de Marion Cotillard Audrey Tautou est déjà plus installée au niveau internationale et même si elle tourne peu on devine qu'elle est plus présente dans l'élaboration d'un film.
- Mathieu Amalric : trop souvent oublié voir presque sous-estimé il est pourtant l'un des rares acteurs français à être reconnu des deux côtés de l'Atlantique. Ses choix sont souvent pointus et sont une assurances (souvent) de qualité lorsqu'il choisit de faire un film... Le Daniel Day Lewis français ?!
- Guillaume Canet : idem que pour Olivier Marchal j'ai été surpris de son absence. En tant qu'acteur (je le trouve très irrégulier) il construit une carrière honorable avec une présence importante dans nos cinémas mais c'est surtout en tant que réalisateur qu'il se distingue.
- Jacques Audiard : sans doute beaucoup seront surpris de mon choix mais il me semble que Jacques Audiard est sans doute un des cinéastes les plus réguliers et après le chef d'oeuvre "De battre mon coeur s'est arrêté" il frappe encore plus fort avec "Un prophète" déjà sur la route des Oscars. Réalisateur atypique et discret il trace sa route indéniablement vers une filmmographie digne des plus grands.

J'ai hésité à finir cette liste avec des noms tels que Isabelle Huppert (je me pose encore la question), Kad Merad, Alain Resnais... et encore bien d'autres...
Mon classement me semble plus réaliste surtout dans le haut de la pyramide mais évidemment ça reste ouvert et j'ai sans doute oublié moi-même d'autres personnalités mais je compte sur vous pour m'en citer quelques uns le cas échéant.
Lorsqu'on pense, qu'avant la mise en ligne du nouveau concept de nombreux allocinéens avaient fait suivre un coup de gueule contre les bugs à répétition du site on s'aperçoit que le nouveau Allociné tant vendu par tous (LaMinute par exemple) n'a rien arrangé aux problèmes loin de là !
Ca fait plusieurs jours que je tente d'écrire sur mon blog mais ça a été impossible jusqu'à aujourd'hui, et encore en passant par des passerelles via l'ancien site... Un parcours du combattant qui commence sérieusement à me c..... les c..... De là à penser faire la même chose que certains de mes amis du Club300, à savoir quitter Allociné pour gérer son blog par un autre site, l'idée fait son chemin...
A part les bugs et autres lenteurs de Allociné la nouvelle présentation est elle aussi une calamité...
LES PLUS :
- possibilité de réécrire les anciennes critiques
- notation plus précise grâce au demi-étoiles
- les BA et les émissions diffusé sur un encart plus grands
LES MOINS
- fond trop immaculé, trop "blanc" donc moins lisible, plus flou avec les différentes parties mal découpées, bref ça manque de couleur et donc de chaleur,
- les derniers actualités et dossiers placées trop en retrait tout en bas de la page d'accueil,
- et surtout OU SONT PASSES LES TAGS ?!... Ce sont les tags qui me servent le plus pour mes recherches maintenant je passe 3-4 fois plus de temps, un manque total d'efficacité s'en suit et je ne remercie pas Allociné pour cette idée nulle et dénuée de sens pratique.
D'après ce que j'ai pu lire la majorité des allocinéens sera d'accord avec mes propos et il est d'autant plus énervant pour nous tous, contributeurs du site (non rémunérés nous !), que Allociné ne semble pas vouloir ni y remédier ni répondre à ses membres ! L'irrespect ferait-il son apparition ?!
En espérant que Allociné réagisse et écoute nos revendications...
100000
100000 visiteurs, amis, blogueurs, allocinéens, autres cinéphiles, lecteurs occasionnels... Le tout en moins de 30 mois...
En sachant que les blogs plus anciens ont profité un maximum puisque les visiteurs avaient beaucoup moins de blogs présents sur Allociné je trouve personnellement que mon résultat est pas mal du tout.
Donc je vous remercie tous de votre fidélité ! Pourvu que ça dure ce qui est moins sur vu les bugs à répétition du site Allociné... D'ailleurs ça fait plusieurs jours que je tentais en vain d'aller sur mon blog mais Allociné avec leur nouvelle version bug encore plus qu'avant !
En espérant une amélioration rapide je vous dit à bientôt !

Sid Ganis, président de l'AMPAS (Académie des Oscars) l'a annoncé, il s'agit de revenir aux sources. Rappelons que de 1932 à 1943 (année de la consécration de "Casablanca") les nominations fluctuaient à plus de 5 films ; par exemple 1932 vit la nomination de 8 films et 1935 vit 12 longs métrages nominés !

Revenir aux sources c'est surtout tenter d'instiller plus de suspense dans la compétition, espérer aux films nommés dans d'autres catégories d'apparaitre aussi dans la plus prestigieuse.
Mais la vraie raison est sans aucun doute la baisse de l'audimat de la cérémonie des Oscars depuis quelques années. Comme la proposition qui a été faite à Hugh Jackman de présenter la dernière cérémonie du 22 février dernier afin de redynamiser l'institution des Oscars la nomination de 10 films pour une seule statuette s'inscrit dans la même démarche, à savoir moderniser, dépoussiérer ce qui reste la plus grande manifestation du cinéma mondiale. De plus cette augmentation des films nommés est une porte ouverte aux blockbusters ; la possibilité pour des films à très gros budgets aux box-office souvent impressionnant d'être allignés aux côtés de films plus prestigieux cinéphiliquement parlant... Ce qui ne veut pas dire qu'ils obtiendront la statuette tant convoitée on s'en doute.

D'ailleurs pour faire la transition ce dernier paramètre est aussi celui qui va changer les choses en France. L'Académie des Arts et Techniques du Cinéma (Donc l'Académie des Césars) vient d'annoncer la création d'un Oscar du Champion du box-office ! (lol)... Petit rappel de l'antécédents qui avait déjà fait beaucoup parler ; l'an dernier Dany Boon avait plus ou moins boudé (avant de se présenter à la cérémonie se rappelant que l'humour était un meilleur cheval de bataille que de faire le bougon) la cérémonie des Césars parce que son film "Bienvenue chez les cht'is", malgré son carton à 20 millions d'entrées, n'avait pas eu la reconnaissance qu'il lui semblait couler de source... D'où l'éternel débat de l'absence importante des films "comiques" ou dit populaires lors des nominations pour les Césars.
Alain Rocca, trésorier de l'Académie a donc annoncé une nouvelle catégorie, celle du "Champion du box-office" dans laquelle seront nominés 7 longs métrages parmi les plus gros succès en salle de l'année ; l'idée, dixit Alain Rocca, est de "reconnaitre des films, qui pour une raison ou une autre, sont devenues tout un coup, un évènement social..."... Le fait de société mérite donc son Césars.
Précisons que "Le Film Français" attribue déjà un prix pour le film ayant eu le plus de succès en salle durant l'année et il est amusant de noter que "Bienvenue chez les cht'tis", avec ce système, aurait peut-être été battus par des films comme
En tous cas saluons cette décision qui permets à un certain cinéma de chatouiller son orgueil même si le problème est juste placé dans un autre compartiment. Les Oscars ont eu au moins le courage d'ouvrir la catégorie maitresse aux autres genres... Enfin on l'espère !



Le cinéma français n'est pas en reste, lorsqu'une idée ressort on peut être sûr qu'un autre va vouloir y aller de sa petite réforme... Présent au 64ème congrès de la Fédération Nationale des Cinémas Français, le directeur de Pathé Jérôme Seydoux a déclaré "...beaucoup de choses ont changés dans la société et dans la façon dont les français vont voir les films..." ; ah bon ?!
Jérôme Seydoux a donc proposé de déplacer la sortie nationale des films au vendredi en lieu et place du mercredi, et ce afin de nous aligner avec la grande majorité des autres pays.
Il affirme que ce changement donnerait une meilleure visibilité (?!), dépoussièrerait les habitudes des français dans leur façon d'aller au cinéma (?!) et compliquerait le piratage des oeuvres (?!) et (surtout) une sortie le vendredi aurait l'avantage de booster les chiffres de la fréquentation des week-end !... Et pourquoi ?! On se le demande... Booster les chiffres est une affaire de record sans plus, au final, sur les entrées totales je ne pense pas qu'un premier week-end record soit un paramètre si nécessaire.
Je suis contre le vendredi... D'abord parce que je déteste lorsqu' il y a foule (bruits, discussions, coup dans les sièges, chaleurs,... etc...)... Et en y regardant de plus près n'est-ce pas encore un choix pro-blockbusters, américain en premier lieux mais aussi français... D'ailleurs Jérôme Seydoux a du y penser en tant que producteur du "Bienvenue chez les ch'tis" ! La sortie du mercredi laisse plus de place aux bouches-à-oreilles si important pour les petits films plus difficiles ou du moins plus confidentiels.
Autant je pense que 10 nominés à l'Oscar du Meilleur Film est une bonne chose, que la création du César "Champion du box-office" est surtout un lot de consolation, autant une sortie nationale le vendredi est surtout une idée de gros producteurs. A voir...
Depuis des mois, éditer un article sur l’interface d’Allociné devient un exercice de plus en plus difficile et compliqué. Entre les temps d’attente interminables, les surcharges de connexion, les outils graphiques qui ne fonctionnent pas, la limite de stockage ridicule, Allociné nous offre un éventail complet de désagréments et d’énervements qui donnent envie d’aller voir ailleurs (en à peine une semaine, 4 blogueurs, et pas des moindres, sont partis vers de meilleurs horizons).
C’est pourquoi, dans la mesure où d’autres blogueurs désirent s’associer à ce ras-le-bol général, relancé par Gérard Rocher et déjà relayé sur pas mal d’autres blogs, je vous invite à exprimer ici votre mécontentement ou à recopier cet article sur votre blog (et ainsi de suite), espérant peut-être faire comprendre aux hautes instances d’Allociné que cela ne sert à rien de jouer la sourde oreille ou de préférer la politique de l’autruche. Et leur faire admettre, surtout, qu’il faut réellement améliorer l’interface (peut-être prévu avec le lancement prochain de la nouvelle version du site) déficiente et presque obsolète qui tient lieu aujourd’hui de pauvre système d’édition.
Nous participons, dans une certaine mesure, à la renommée et à l’efficacité d’Allociné (sans parler des retombées publicitaires), il serait bien alors que notre hébergeur prenne enfin en compte nos revendications et nos contrariétés, et arrête de nous traiter comme des vaches à lait à qui l’on ne doit absolument rien.

Le premier est avant tout un thriller teinté de paranormal ; "Intuition" (2001) de Sam Raimi qui raconte comment Annie (Cate Blanchett), une voyante considérée comme une sorcière par beaucoup, aide la police sur la disparition de Jessica King (Katie Holmes) fille d'un notable. Sur notre sujet ce qui est intéressantest le relation avec Valérie (Hilary Swank) qui est un cliente battue par son mari Donnie (Keanu Reeves) qui s'avère aussi un des amants de Jessica... Même si le fond de l'histoire n'est pas vraiement la violence conjugale la violence de Donnie est au coeur de l'intrigue et décrit bien le problème qu'à Donnie envers sa femme mais aussi envers les femmes. Il s'agit aussi d'un film excellent qui est trop sous-estimé dans le filmographie de Sam Raimi ("Evil Dead", "Mort ou vif", "Spiderman" entre autres).

Le second est aussi un film qui pencherait plus du côté de l'action. "Plus jamais" (2002) de Michael Apted raconte le combat d'une femme contre son mari. Slim (Jennifer Lopez) épouse Mitch (Billy Campbell) un homme riche, ce qui lui permet de vivre son conte de fée jusqu'au jour où elle s'aperçoit de sa vraie nature ; changement de comportement, violences psychologiques avant celle sphysiques. Elle fuit mais Mitch la retrouve. Slim décide alors de prendre des cours de self-défense avec la ferme intention de ne plus être une victime... Le film est d'un niveau plutôt médiocre duû aufait que la vengeance primaire est préférée à un ton plus psychologique. La pauvre et faible femme se transforme en action woman beaucoup trop rapidement et le film s'engouffre dans le film d'action trop facilement. Mais si on reste sur le sujet qui nousintéresse ici la première partie est plus qu'intéressante.

L'un des meilleurs films de la décennie est un film français, "Darling" (2007) de Christine Carrière est une histoire vraie terrible. Darling (Marina Foïs dans la cour des grandes) est une fille de fermier normands, pas vraiment belle et maltraitée dans son enfance elle tente de s'en sortir malgré le milieu défavorisé dans lequel elle vit. Elle veut se marier à un routier... Ce sera Roméo (Guillaume Canet) qui s'avère n'avoir rien en commun avec le héro romantique. Darling va être maltraitée, battue, violée et j'en passe... Le film relate des faits extrêment difficile touty en distillant quelques pincée d'un humour bien dosé, ce n'est pas pour atténuer la violence des faits mais plutôt pour bien montré la bêtise humaine.

"L'un contre l'autre" (2007) de Jan Bonny est le film le plus originale de cette filmographie pour une raison simple, ici c'est l'homme la victime et qui plus est un policier ! Georg (Matthias Brandt) est un policier qui aime son travail et qui est apprécié par son entourage. Tout le monde croit que son couple avec Anne (Victoria Trauttsmansdorff) est un exemple d'amour qui dure. Cependant, dans l'intimité il s'avère que leur vie conjugale est loin d'être idyllique. Anne ne peut se résoudre à accepter son mari tel qu'il est, elle le trouve faible et sans envergure... Plus elle trouve que son mari est un médiocre et plus elle devient violente, Georg lui acquiesce par amour... Ce film a un gros mérite celui d'inverser les rôles coutumièrement admis. Film présenté à la Quinzaine de Cannes en 2007.
Voilà c'est fini... On peut dire que c'est court ! Le prochain film sur ce sujet, les violences conjugales, promet un beau film (j'espère !). Il s'agit de "Mauvaise pente" (2009) de Martin Provost ; une femme (Yolande Moreau) régulièrement battue va devoir aller au drame pour se libérer de son emprise...
Si jamais certains visiteurs pensent à des films sur ce thème je serais heureux qu'ils m'en informent car j'espère qu'il en existe un peu plus que ceux dont j'ai parlé. Merci.

Le premier que j'ai pu trouver est un superbe film, "Le violent" (1950) de Nicholas Ray. Steele (Excellent Humphrey Bogart) se voit accuser du meurtre d'une femme suite à un excès de violence. Sa voisine (Gloria Graham) est amoureuse de lui lui offre un alibi mais lors de leur relation elle sera soumis au doute. Ce film est sans doute le premier qui parle de front du problème et notamment du fait que souvent l'homme violent sait se montrer tendre lorsqu'il le faut.

"Quand l'embryon part braconner" (1966) de Koji Wakamatsu est un film qui est un peu hors sujet puisqu'il s'agit d'une relation entre un homme et une femme d'un soir... Mais il est un bon exemple des violences diverses faites aux femmes par un homme sadique qui abaisse la femme par le biais de souvenirs douloureux pour lui et qui lui servent pour ainsi dire d'inspiration aux violences qui infligent à sa partenaire du moment. Beau film en NB qui n'a pas manqué de faire scandale à son époque.

Le second film est français et surtout il n'arrive que bien plus tard ; "Une partie de plaisir" (1974) de Claude Chabrol s'ouvre sur une originalité... Philippe prône à sa femme Esther la liberté sexuelle (Ah les hommes !) pour lui comme pour elle (ben voyons !) mais le jour où il apprends que Esther s'est laissé tenter Philippe devient jaloux avant que la violence ne prenne le pas. Je n'ai trouvé que peu de chose sur ce film mais on peut faire confiance à Chabrol pour la description caustique de cette relation ambigüe.

On arrive à un des plus grands chef d'oeuvre de Spielberg avec "La couleur pourpre" (1985). Cette fresque historique est emplie d'émotion... L'histoire de deux soeurs afro-américaine séparées par les hommes dont Célie (Whoppi Goldberg magique) qui sera rejetée par son beau-père, la vendra à Albert (Danny Glover impressionnant) qui la traite plus comme sa prostituée-esclave que comme une épouse et s'en servira comme punching-ball pour un rien. A noter le rôle de Sofia (Oprah Winfrey digne des plus grandes) qui sera aussi victime de son homme. Chef d'oeuvre difficile avec en prime une histoire d'amour fraternelle qui résiste au temps...

"Les nuits avec mon ennemi" (1991) de Joseph Ruben prend le parti d'un thriller assez basique. Laura (Julia Roberts en pleine ascension après "Pretty Woman") décide de quitter son mari Martin (Patrick Bergin) après 3 ans de vie commune, en effet Martin est un homme violent et froid. Après des préparatifs elle réussit à s'évaporer dans la nature en faisant croire à sa mort. Laura refait sa vie jusqu'à ce que Martin la retrouve rappelant la menace usitée des hommes violents "si tu me quittes je te tue". Un thriller de bonne facture malgré une fin sans surprise.

Après mon article sur l'alcoolisme je ne peux que reciter "L'âme des guerriers" (1995) de Lee Tamahori. L'histoire d'une famille maori qui survit sous le joug plus qu'autoritaire du mari alcoolique. Entre ses enfants qui font ce qu'ils peuvent pour grandir malgré tout et la femme qui subit et protège ses enfants le père est tel un tyran qui cache ses frustrations d'homme au chômage qui oublie aussi les préceptes de ses ancêtres. Culte.

Je place aussi dans ma liste le chef d'oeuvre absolu "Breaking the waves" (1996) de Lars Von Trier. La violence n'est pas toujours des coups donnés par un époux à sa femme en témoigne cette histoire très dure sur l'abandon de soi par amour mais aussi, peut-être, par la manipulation psychologique d'un mari. Après un accident qui le laisse paraplégique Jan (Stellan Skarsgard) demande à son épouse Bess (Emily Watson habitée par les dieux) de coucher avec d'autres hommes et de lui raconter ensuite les moindres détails, façon de vivre par procuration la vie sexuelle qu'il ne peut plus avoir. Tandis que l'entourage et le milieu hostile d'une petite ville ne laisse aucun répit à Bess cette dernière s'enfonce dangereusement dans les perversions les plus douteuses tandis que Jan se remets simultanément. Film magnifique et maitrisé de bout en bout, qui montre comment un couple offre d'une certaine façon son intimité aux autres ou comment une femme est soumise à un mari égoïste même si son hancicap atténue la chose n'est-il pas pour Lars Von Trier un prétexte ?! A voir absolument !

Le dernier film du siècle digne d'intérêt est "Ne pas avaler" (1997) de Gary Oldman. L'acteur réalise ici son premier film sur sa propre expérience. Raymond (Ray Winston géant) est un père de famille qui vit aussi avec toute une samla, beauf, tante, grand-mère... etc... Déjà porté sur l'alcool et parfois un peu violent Raymond le devient encore plus après avoir appris que sa femme voit secrètement au domicile son frère Billy le beauf junkie que Raymond a mis à la porte. Après avoir tabassé son épouse enceinte la famille va resserrer les liens contre la violence de Raymond. Excelllent film primés de nombreuses fois malgré un record inattendue, celui du plus grand nombre de "Fuck" entendu dans un film (522 fois !)... juste une petite parenthsèe qui ne doit en aucun cas vous bloquer pour voir ce film qui évite toute caricature et tout mélo inutile.
La liste des films est donc assez courte, on devine le tabou qui entoure la question des violences conjugales surtout quand on sait qu'on en parle plus ouvertement que depuis quelques années. D'ailleurs mes 7 films sus cités sur à peine 50 ans de cinéma sont un évident témoignage comparés aux 9-10 films des années 2000 à 2009.... A suivre...

"Pour l'amour d'une femme" (1994) de Luis Mandoki raconte l'alcoolisme d'une mère de famille (Meg Ryan superbe de justesse) alors qu'elle semble avoir tout pour être heureuse et notamment unmari (Andy Garcia) qui la soutient. Un très beau film avec des acteurs justes, malgré un côté mélo le film touche au coeur.
Les années 90 sont marqués par un film magnifique, fort, cultissime...

"L'âme des guerriers" (1994) de Lee Tamahori raconte le quotidien d'une famille maori qui subit l'alcoolisme du père et ses violences. dans une banlieue de Auckland. Film énorme plein d'émotion et de drame sur les incompréhensions au sein d'une famille. Un film dure on nepeut en sortir indemne.

"Leaving Las Vegas" (1995) de Mike Figgis raconte le suicide alcoolique de Ben (Nicolas Cage parfait). Ben est un scénariste qui s'est fait licencié par sa boite à cause de son alcoolisme il décide de partir à Vegas afin de s'y saouler 24h/24 jusqu'à ce que mort s'en suive. Là-bas il rencontre une pute (Elizabeth Shue splendide) qui l'aimera et le soutiendra jusqu'au bout. Le meilleur film qui décrit l'autodestruction volontaire par l'alcool.

Après ce chef d'oeuvre de Figgis comme après 1962 il y a comme un blanc incompréhensible et on retrouve un petit film asiatique maintes fois primé "My magic" (2008) de Eric Khoo. Le film relate la relation et l'amour entre un fils de 10 ans et son père, serveur et magicien à ses heures perdues qui noie son chagrin dans l'alcool depuis que sa femme l'a quitté. Un joli film sur l'amour filial mais pas que...

Evidemment je terminerais par le dernier sorti en salle "Le dernier pour la route" (2009) de Philippe Godeau. Le film est une adaptation fidèle du livre éponyme de Henri Chabalier journaliste de son état. L'histoire se déroule surtout lors de la cure de désintox et le film décrit le séjour de tel façon qu'on pense à un docu-fiction surtout que la mise en scène ne brille pas par le talent. Cependant le film est marquant, fort et tellement vrai. Bonus pour l'interprétation surtout des seconds rôles dont Vuillermoz toujours aussi juste et présent.
Un film sur le sujet sort dans quelque temps au cinéma, "Le bruit des glaçons" de Bertrand Blier ; un alcoolique (Jean Dujardin) reçoit la visite de son cancer (Albert Dupontel) ! A noter dans nos agendas ça promet !
En conclusion je constate que l'alcoolisme est un sujet fantôme au cinéma. Il est là dans quasi tous les films mais presque toujours par le biais d'un personnage dépendant à l'alcool comme si ce personnage faisait parti d'un panel de population obligatoirement présent dans une histoire. La consommation d'alcool (même avec modération) est sans doute trop ancrée dans nos quotidiens comme une chose normale... D'ailleurs l'alcoolisme est souvent liée aux violences conjugales ("L'âme des guerriers") mes prochains articles seront sans doute sur ce sujet...
Je n'ai pas trouvé plus de 10 films qui aient l'alcoolisme comme base de leur intrigue !

Le premier, et d'importance, est "Le poison" (1945) de Billy Wilder. Birnam (Ray Milland impérial) est alcoolique et passe sa vie dans les bars. Il sera sauvé grâce à l'amour de sa femme (Jane Wyman). Ce film est un des premiers qui traite le problème de fond avec en prime le premier prix d'interprétation du Festival de Cannes pour Ray Milland en 1946.

Sans être vraiment au sein de l'histoire il y a "Les orgueilleux" (1953) de Yves Allégret sur la rencontre entre une veuve (Michèle Morgan) et un médecin alcoolique (Gérard Philippe) dans un Mexique saigné par une épidémie. Ce film magnifique est toutefois plus proche du film sentimentale que l'érotisme et la sensualité ambiante ont contribué à son succès et à sa postérité.
Un autre film français frôle le sujet, "Gervaise" (1956) de René Clément raconte la rencontre entre Gervaise (Maria Shell) blanchisseuse qui élève seule ses deux enfants avec Coupeau un homme travailleur jusqu'au jour où Coupeau se met à boire... Comme beaucoup de film ici il s'agit surtout du quotidien de Gervaise, de sa malchance qui la conduira à souffrir encore avec ce nouvel homme.

Cette même année 1956 un autre film touche déjà plus au problème avec "Le disque rouge" (photo ci-dessus à gauche) de Pietro Germi. Un conducteur de train (Germi lui-même) s'enfonce dans l'alcool mais sera soutenu par sa femme.

Une petite parenthèse pour un film qui reste pour moi le meilleur du genre western... "Rio Bravo" (1959) de Howard Hawks n'est pas un film sur l'alcoolisme mais je ne pouvais passer à côté de l'une des meilleurs composition d'alcoolique avec le personnage de Dude l'adjoint alcoolique de Chance (John Wayne) joué par un Dean Martin génial qui joue à merveille les subtilités et les humiliations que lui valent sa soif maladive. L'intrigue reste le plus beau des westerns. Ce rôle a son importance et surtout Dude reste l'un des plus beaux rôles d'alcoolique du cinéma.

Un film français culte arrive après "Rio Bravo" ... "Un singe en hiver" (1962) de Henri Verneuil servi par des dialogues magnifiques d'Audiard. Albert Quentin (Jean Gabin génial) promet à sa femme (Suzanne Flon splendide entre fatalisme et compréhension) d'arrêter de boire mais c'était sans compter sa rencontre avec Fouquet (Belmondo) un jeune qui rêve de liberté totale et de voyage. Quentin s'y reconnait et se laisse tenter par la nostalgie et une deuxième jeunesse. Le film ne parle pas à proprement parler d'alcoolisme, l'alcoolisme reste un drame mais ici le film prend le parti d'accompagner deux hommes dans leur pérénigration tels deux gosses parti faire les 400 coups.

Cette même année "Le jour du vin et des roses" (1962) de Blake Edwards revient plus an centre du problème. Joe (Jack Lemmon trop rare dans ce genre de compo), un alcoolique, épouse Kirsten (Lee Remick) et devient le papa d'une petite fille. Avec sa petite famille il s'arrête de boire. Mais l'abstinence ne dure pas longtemps et il entraine dans sa déchéance son épouse... Un très bon film étonnament peu hollywoodien avec une vision très juste des problèmes d'alcoolisme.
Après ces deux magnifiques films on peut dire que l'alcoolisme comme fond d'un film traverse une traversée du désert non négligeable. L'époque qui suit 62, Viet-nam, ségrégation, décolonisation, guerre froide, époque 68-69... etc... font que l'alcoolisme est peut-être un problème qui tombe en désuétude. Il faut attendre les années 80 avant de retouver des films dignes d'intérêt...

"Notre histoire" (1984) de Bertrand Blier raconte la rencontre aventureuse entre une jeune femme (Nathalie Baye) et un alcoolique (Delon). Suite à cette rencontre l'homme s'incruste dans la vie de la jeune femme... Malgré des dialogues bien écrits le film peut en laisser plus d'un sur le côté, c'est du Blier et on sait que le casting ne fait pas toujours tout.

"Au-dessous du volcan" (1984) de John Huston raconte la déchéance d'un ex-consul (Albert Finney dans un de ses meilleurs rôles) après que sa femme l'ai quitté (Jaqueline Bisset tellement belle). Le fait que le film se déroule au Mexique apporte une ambiance spéciale qui mènera au drame attendu... Un film trop méconnu du géant John Huston (qui s'y connaissait en biture !) que n'aurait pas renié un Hemingway par exemple.

Le dernier des années 80 est "Barfly" (1987) de Barbet Schroeder. Le film retrace une aprtie de la vie du célèbre poète Charles Bukowski (aussi scénariste de ce film). Bukowski (Mickey Rourke impérial) passe son temps entre ses deux amours Wanda (Faye Dunawaye) et l'alcool... Entre Bukowski et l'interprétation de Rourke le film reste un film culte.

Les années 2000 débute avec un film que j'aime beaucoup... "Animal Factory" (2000) de Steve Buscemi (acteur notamment chez les frères Coen). Ron Decker (Edward Furlong) est un bourgeois qui tombe pour un peu de stups mais le juge veut en faire un exemple et est donc envoyé dans un pénitencier dur et vétuste. Loin d'etre un caïd il se place sous la protection de Earl Copen (Willem Dafoe charismatique). Le quotidien rude et les luttes de pouvoirs entre les différents gangs sont un enfer pour Ron decker. Avec un casting de seconds couteaux impressionnants et une description forte du milieu carcéral Steve Buscemi réussi un coup de maitre.

L'année 2000 est aussi celle d'un film genre "Midnight express" au féminin... "Bangkok aller simple" de Jonathan Kaplan raconte la descente aux enfers de Darlène (Kate Beckinsale) et Alice (Claire Danes). Amies depuis toujours elles fêtent la fin de leur année scolaire avec un voyage en Thaïlande. Là-bas tout va bien jusqu'au jour où elles sont trouvés en possession de drogue (tiens tiens). La détention est difficile pour ces jeunes filles, leur amitié mise à rude épreuve. C'est un bon film mais souffre de sa comparaison obligée avec le chef d'oeuvre de Alan parker ; ici il manque clairement un point de vue plus dure, le film ne va pas assez loin.

"Le dernier chateau" (2001) de Rod Lurie voit le retout en prison de Robert Redford. Ce dernier est le général Irwin condamné injustement par la cour martiale et est emprisonné au Chateau, un quartier militaire de Haute sécurité. Les détenus le porte rapidement à leur sommet tandis que le directeur (James Gandolfini) n'admets pas le statut que les autres prisonniers lui porte alosr qu'il ne doit avoir aucun privilège particulier. Irwin va alors mettre en place son armée pour entrée en insurrection contre le système. Le film tient sur les épaules des acteurs car le film tient en 2 lignes et qu'on a bien du mal à croire qu'un général soit placé avec des soldats de base...

"Un seul deviendra invincible" (2001) de Walter Hill raconte la lutte entre Iceman (Ving Rhames) champion poids lourd et Monroe Hutchen (Wesley Snipes). Iceman est un vrai champion et est condamné pour un viol qu'il nie ; Monroe est un amateur condamné pour un crime passionnel. En prison entre rumeur et confrontation tout le monde se demande qui est le meilleur des deux surtout Monroe. Le scénario est plus que limité mais la confrontation entre les deux blacks est solide et malgré un film plein de facilité c'est un film de bonne facture.

Voilà un film qui lorgne du côté du "Cube", science-fiction en moins et réalité en plus. Dans "L'expérience" (2001) de Olivier Hirschbiegel il s'agit d'une vraie recherche scientifique sur les comportements humains. Le scientifique met en place un système carcéral avec 20 personnes volontaires. Chacun des volontaires se voit attribuer un rôle, gardien ou détenu. Petit à petit la réalité de l'expérience est occulté au profit d'une réalité plus sournoise et surtout plus fatale. Un film qui fait froid dans le dos, psychologiquement dure ce film est à lui seul une expérience.

Retour au film de bourrin avec Ringo Lam et "In Hell" (2003). Kyle Lord (Van Damne) travaille en Russie. Il est condamné pour le meurtre de l'assassin de sa femme et emprisonné dans une des plus dures prisons du pays. Dans cette prison il est pas bon d'être occidental il devra survivre notamment au combats organisés par les détenus. Film d'action classique mais efficace.

Vers plus d'humanité il y a "The united States of Leland" (2003) de Mathew Ryan Hoge. Leland (Ryan Gosling déjà épatant) est un ado de 15 ans endans un centre pour mineur après avoir tué un jeune garçon. Le professeur Madison (Don Cheadle très juste) s'intéresse à son cas, se rapproche d eluiet tente de le comprendre. Un bon film qui laisse de côté le quotidien d'un prisonnier pour se focaliser sur la psychologie des condamnés, d'autant plus intéressant dans le cas d'un mineur.

Un film particulier de sonpoint de vue est un film de Alan Parker, "La vie de David Gale" (2003). David Gale (Kevin Spacey génial) est un militant contre la peine de mort. Il se retrouve condamné à tort pour le viol et le meurtre d'une femme. Une journaliste Elizabeth Bloom (Kate Winslet parfaite) doit prouver son innocence avant la date fatale mais rien n'est moins sûre. Un très grand film dont le scénario particulièrementbon nous emmène dans une réflexion forcée sur la peine capitale.

Retour 10 après de Hector Babenco avec "Carandiru" (2004). Dans la prison de Carandiru, la plus grande prison d'Amérique latine un médecin met en place un programme de prévention du Sida. Par son quotidien et son lien particulier avec les détenus il commence à mieux les connaitre. Babenco laisse de côté la poésie de "Le baiser de la femme araignée" pour le réalisme brute et sans concession. Le film est fort, dure et violent (surtout la fin)... Le seul bémol sont les flashbacks bien inutiles mais quel film !

Place à deux comédies (rare dans ce sujet)... "Mi-temps au mitard" (2005) de Peter Segal raconte comment Crewe (Adam Sandler) se voit dans l'obligation de monter une équipe de football américain avec les détenus pour un match contre les matons. Histoire simple mais qui tient ses promesses de coups bas et de bons plaisirs. A noter la présence de Chris Rock et de Burt Reynolds. Dans ce film rien de bien intéressant du côté carcéral le tout est de rire pendant la prépa de l'équipe de bras cassés.

La seconde comédie est "Bienvenue en prison" (2006) de Bob Odenkirk. Le scénario est tout simple, la cohabitation dans une même cellule entre un vrai dangereux criminel et un jeune fils de riche. Comédie sans prétention mais plutôt réussie en évitant les gags trop graveleux, gage de facilité.

Voilà un film qui m'a rappelé un peu "Midnight express" dans le sens de l'étouffement, le cloisonnement. "Buenos Aires 1977" (2007) de Adrian Caetano raconte l'emprisonnement arbitraire de quatre hommes dans une maison isolée. Ils ne savent pas pourquoi ils ont été emmenés, ils ne savent pas ce qu'ils vont devenir et entre torture et brimade ils vont peut être avoir le courage de s'évader. Film excellent qui dénonce les conditions d'emprisonnement complètement arbitraire après le coup d'état militaire en Argentine en 1976, d'après une histoire vraie.

Une histoire d'amour en prison ?! Une histoire belle et passionnelle que nous offre Kim Ki-Duk avec "Souffle" (2007). Une mère de famille délaissée par son mari entend parler d'un condamné à mort qui à tenter de se suicider, dès lors elle décide de lui rendre visite et de se faire aimer de lui. Kim Ki-Duk a déjà prouvé qu'il savait filmé avec splendeur et il nous offreavec ce film une très belle histoire, sensuelle et fatale, en marge d'une société qui ne peut comprendre.

En France c'est retour aux années 30, "Les hauts murs" (2008) de Christian Faure raconte l'histoire de plusieurs garçons enfermés dans "une maison d'éducation surveillée", bref une maison de correction. Yves est placé là par son beau-père pour s'en débarasser en cachant à sa mère ce qui se cache réellement dans ce genre d'établissement. Blondeau est un dur à cuir qui ne r^ve que d'une chose s'évader... Un joli film à la fois dure et poignant d'après un roman autobiographique de Auguste Le Breton (auteur notamment du "Clan des sicilien").

Sur la jeunesse encore, "La maison des papillons noirs" (2008) de Dome Karukoski. Un ado difficile, Juhani est envoyé en centre pour jeuens délinquants. Il doit subir diverses brimades des autres plus anciens avant d'être sous la protection d'un petit caïd. Tout semble s'arranger malgré le quotidien difficile jusqu'au jour où il croise la fille du directeur...

Toujours sur la jeunesse mais du point de vue féminin et inédit est le film allemand "4 minutes" (2008) de Chris Kraus, une réussite. Jenny (Hannah Herzsprung future grande) est une jeune femme condamné pour meurtre. Mme Kruger enseigne le piano aux détenues et remarque rapidement que Jenny a un don particulier. Mme Kruger désire que Jenny se prépare pour un concours du conservatoire mais Jenny violente et rebelle est récalcitrante aux ordres. Mme Kruger ne désarme pas et une relation à la fois forte et fragile s'instaure. Un des meilleurs films sur les difficultés de la réinsertion et deux très jolies portraits de femmes.

"Leonera" (2008) de Pablo Trapero raconte la vie en prison de Leonera (Martina Guzman sosie de Angelina Jolie). Leonera est accusée de meutres après la découverte de deux corps chez elle qu'elle est incapable d'expliquer. Enceinte de 2 mois elle attends son procès dans une prison spéciale pour maman. Condamnée elle sait qu'elle ne pourra garder son enfant avec elle que pour 4 ans. Le film raconte ses 4 ans de bonheur et le quotidien de ces mamans. Lorsqu'on lui retire son enfant Leonera se battra pour reprendre son enfant. Malgré le peu de réponse apporté aux meurtres le film est une vraie réussite quant à sa description du milieu carcérale surtout de ce point de vue nouveau et original. A voir.

Arrive enfin la fin, 2009, avec le nouveau chef d'oeuvre de Jacques Audiard "Un prophète"... Malik (Tahar Rahim impressionnant) est condamné à six ans de prison. Pas un vrai caïd et ne sachant ni lire ni écrire le gang corse, maitre des lieux, le prend sous sons aile presque à l'insu de son plein gré. Mais même illetré Malik mine de rien se sert de son intelligence pour créer son propre réseau... Chef d'oeuvre incontestable pour un film âpre et sans conpromis.


Certains auront peut être remarquer que je n'ai pas parler de "Chopper" et de "Bronson"... "Chopper" (2000) de Andrew Dominik et "Bronson" (2009) de Nicolas Winding Refn ne parlent pas vraiment de la prison. Les eux films, d'ailleurs assez similaires, sont focalisé essentiellement sur la psychologie et la personnalité de leur "héro". Leur passage en prison n'est qu'accessoire tant Chopper et Bronsons sont présents à l'écran.







































